Structure ou texture du sol de votre potager

La structure physique (ou texture), c'est-à-dire la dimension des composants du sol ; elle détermine certaines caractéristiques extrêmement importantes : compacité, perméabilité et capacité hydrique. On distingue deux éléments : le sol grossier (ou squelette) et le sol fin. Font partie du sol grossier : les graviers et les cailloux. En revanche, le sol fin est constitué de toutes les particules d'un diamètre inférieur à 2 mm, c'est-à-dire par ordre de grosseur décroissant : le sable grossier et fin, le limon et l'argile. La partie fine et la partie grossière entrent pour une part variable dans la composition du sol. Les deux extrèmes sont la structure lacunaire et la structure compacte.

Dans l'idéal, le sol d'un potager doit comprendre une quantité modérée d'éléments grossiers et des pourcentages équilibrés de sable, d'argile et de limon. Les sols où les éléments grossiers sont abondants sont peu cohérents, ils ne retiennent pas l'eau et les fertilisants et ils sont destinés à un appauvrissement progressif car ils subissent fréquemment l'érosion de la pluie et des irrigations. Le défaut opposé est celui des sols où prévaut la terre fine lorsque celle-ci est composée en grande partie d'argile et de limon. Ils sont très compacts, retiennent l'humidité stagnante et ne permettent pas à l'air de circuler. Dans ces conditions, la vie microbienne est impossible ou difficile et par conséquent les transformations mettant à la disposition des végétaux des substances nutritives ne peuvent avoir lieu. D'un point de vue pratique, c'est uniquemeent lorsque la fraction fine est composée essentiellement de sable, que les caractéristiques physiques du sol se rapprochent de celles des sols ayant une importante composante grossière.

L'humus influe d'une manière déterminante sur la structure : en effet, il lie les sols incohérents et assouplit les sols compacts. Dans les deux cas, il apporte des qualités de chaleur et de capacité hydrique et fertilise le sol. En effet, fixant les fertilisants, il les met progressivement à la disposition des plantes. Pour ce qui est de la capacité hydrique, on obtient des conditions optimales lorsque le sol parvient à retenir 50% de l'eau qu'il pourrait contenir lorsqu'il est saturé.

En coupe verticale, le terrain apparaît constitué du sous-sol et du sol que l'on subdivise à son tour en deux couches : couche inerte et couche active. Cette dernière est plus superficielle, elle abrite les racines et contient des éléments de fertilité ainsi que la microflore. L'épaisseur et les proportions des différentes couches sont variables et le travail de la terre et les fertilisations doivent permettre de rendre cultivable la terre sur une plus grande profondeur. En général, pour les légumes, il faut une couche active de 30-40 cm. A titre indicatif, celle-ci devrait être composée à 50% de matériaux sablonneux et à 50% d'argile, de calcaire et d'humus en parties égales.